Projets Europe
Objectif général

Contribuer à la prévention et à la lutte contre le harcèlement entre enfants résidents dans les structures d’accueil et d’hébergement au travers de méthodes qui aident les enfants à se responsabiliser face au harcèlement et qui encouragent la collaboration entre professionnelles de 5 Pays européens (ITALIE, BULGARIE, ROUMANIE, GRECE, FRANCE).

Objectif spécifique

Introduire un  programme « anti-harcèlement » dans les institutions.

Les principaux objectifs sont: la réduction du harcèlement existant, la prévention de son développement, la construction de meilleures relations entre pairs.

Le programme BIC, se base sur une recherche de terrain et sur l’analyse de bonnes pratiques existantes.

Elle se compose de trois axes :

  1.  Personnaliser et individualiser le service fourni dans chaque pays : la définition d’une méthodologie appropriée pour une adaptation plus facile du programme anti-harcèlement BIC à tout type d’Institution et dans chaque pays
  2. Expérimenter un environnement non violent par les professionnels : améliorer les compétences et approfondir la compréhension des bénéfices d’une approche « non-coercitive » dans le traitement de cas de harcèlement avéré.
  3. Responsabiliser les enfants concernés afin d’améliorer le soutien mutuel dans les relations entre pairs.
Actions

Le premier axe (ou groupe de travail 1) consiste dans la réalisation d’une recherche préliminaire. Cette recherche vise à avoir une meilleure connaissance du phénomène du harcèlement entre enfants par l’étude et l’analyse des écrits et des recherches sur le sujet, l’analyse des situations de terrain, réalisation d’entretiens et de groupes de discussion, recueil de la paroles des enfants, les témoignages d’enfants ayant quitté les institutions avec leurs analyses et leurs histoires de vie, recherche des « bonnes pratiques » et en particulier la méthode  Kiva, mise au point et appliquée en Finlande, et  la méthode NoTrap !, conçue en Italie par le département de Psychologie du développement de l’Université de Florence et concernant aussi le cyber harcèlement.

Le deuxième axe (ou groupe de travail 2) est centré sur les méthodes KIVA et NoTrap!.

Les deux méthodes spécifiques devront être adaptées et mises en place par des formations s’adressant aux professionnels et par la réalisation d’ateliers créatifs pour les enfants.

Un groupe d’experts nationaux sera formé par les partenaires des différents pays : Roumanie, Bulgarie, France, Italie, Grèce, Allemagne, Finlande. Ce groupe d’experts validera le programme. La réalisation et la mise en place d’ateliers et de séminaires participatifs entre pairs sont prévues.

Le troisième axe (ou groupe de travail 3) sera consacré à la réalisation et à l’évaluation de la formation de 450 « experts » (90 par Pays) et si possible plus de 600 enfants. 1 « expert »  par pays participera à la formation Maître Kiva en Finlande.  En suite, ces 5 experts formeront à leur tour une  équipe de 5 personnes par pays et qui seront formées aux nouvelles méthodes BIC « anti harcèlement ». Ils deviendront eux-mêmes les formateurs du personnel travaillant avec des enfants dans les maisons d’enfants (30 enseignants ou professeurs, 15 représentant les administrations, 45 professionnels travailleurs sociaux intervenants dans les établissements accueillant les enfants)

BIC sera mis en œuvre dans les structures choisies et les formateurs référents locaux superviseront les ateliers et seront appelés à gérer les situations les plus complexes. 10 ateliers pour les enfants seront mis en œuvre. L’Université de Florence, partenaire  de recherche et scientifique, garantira une guidance internationale.

L’évaluation de l’impact et l’analyse des résultats permettront d’affiner le programme.

Ces actions seront réalisées par un évaluateur spécialisé externe.

Le quatrième axe (ou groupe de travail 4) servira à la diffusion des résultats et des outils.

La mobilisation des médias garantira la communication sur le projet par l’édition et la mise en œuvre d’une campagne ciblée s’adressant aux organismes de protection de l’enfance et aux écoles. Des formations entre pairs dans les écoles seront également organisées.

Des associations d’anciens enfants placés au niveau international expérimenteront la méthode pour une plus large diffusion dans leur pays.

Un meeting promotionnel sera prévu à Bruxelles entre les différents participants.

Bénéficiaires
  • 600 enfants seront sensibilisés à l’usage de la méthode participative et ils renforceront leurs capacités pour prévenir et faire face au harcèlement
  • 450 professionnels seront formés
  • 2000 étudiants seront sensibilisés par leurs pairs dans le cadre de séminaires /formations dans les écoles et par la campagne de sensibilisation en Europe
  • 10 anciens enfants placés seront impliqués à niveau européen
  • 10 décideurs internationaux sont informés.
Résultats attendus
  • Le programme BIC apportera une meilleure prise de conscience de ce fléau et de ces effets dévastateurs dans les institutions
  • L’objectif attendu : baisse d’environ 40% des risques dans les structures d’hébergement
  • Le personnel aura les outils nécessaires pour aborder les cas de harcèlement
  • Des procédures seront en place dans les institutions
  • « L’éducation entre pairs » et le « support mutuel entre pairs » seront développés
  • Le programme BIC sera ensuite diffusé dans toute l’Union européenne
Productions
  • 1 rapport  d’évaluation sur le phénomène du harcèlement dans les institutions
  • 3 réunions transnationales
  • 200 entretiens et groupes de discussion
  • 16 sessions de formation
  • 2 manuels pour professionnels
  • boîte à outils d’apprentissage pour les enfants et les adolescents
  • 50 ateliers
  • enquête sur 600 enfants et 450 professionnels
  • campagne de sensibilisation
  • protocoles d’anti-harcèlement
  • documentation scientifique d’études et de recherches
Partenaires

Ai.Bi. Associazione Amici dei Bambini (Italie), Comune di San Giuliano Milanese (Italie), Université de Florence (Italie), Université Babes-Bolyai (Roumanie), GDSACP Dist 1 Bucharest (Roumanie), Nadia (Bulgarie), New Bulgarian University (Bulgaria), Association Samuel  Vincent (France), EADAP (Grèce)

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